1. Seuil circulaire — corrélation ANIFOP
empiriqueW : masse alimentée par le seuil, en g. Cmat : 0 pour PEHD/PEBD/PP/PS ; 0,4 pour ABS/SAN/PA/POM ; 0,7 pour PC/PMMA/PBT. Domaine du support : W < 500 g.
Créer une étude propre, contrôler les unités et orienter la pièce comme elle sera placée dans le moule.
Moldflow calcule la réponse de la matière à une géométrie, à des conditions thermiques et à un pilotage. Le réglage automatique fournit un premier essai. Pour prévoir une pièce réellement fabricable, il faut ensuite imposer un cycle réalisable par la presse et vérifier ce que le calcul a effectivement exécuté.
Une simulation bien réglée remplit correctement, respecte les capacités de la machine et les limites matière, maîtrise les défauts et reste acceptable autour du point choisi. La validation porte sur le remplissage, la qualité de la pièce et la stabilité du réglage.
Un thermoplastique fondu est généralement rhéofluidifiant : sa viscosité diminue quand le taux de cisaillement augmente. Elle dépend aussi de la température et de la pression. Le MFI seul ne décrit pas ce comportement.
Une zone mince oppose plus de résistance et gèle plus vite. Une branche épaisse peut se remplir d’abord et laisser la branche mince hésiter. Un débit de vis constant ne donne donc pas un front de vitesse constante.
Les données pression–volume–température relient compression et refroidissement au retrait. La cristallisation des polymères semi-cristallins et l’orientation des fibres influencent aussi retrait et déformation.
Le calcul n’est fiable que si le maillage représente correctement la géométrie.
Le maillage découpe la géométrie en éléments reliés par des nœuds. Le solveur approche les champs de pression, température et vitesse par des fonctions sur ces éléments et résout les équations avec les conditions imposées. Il avance aussi par pas de temps : la précision dépend du modèle, de la discrétisation spatiale et temporelle et des données matière.
Une couleur lissée interpole des résultats discrets. Elle peut masquer un gradient ou un élément défectueux. Examiner la zone avec le maillage affiché, les valeurs locales et l’animation avant de conclure à un défaut physique.
| Modèle | Représentation et usage | Point de contrôle |
|---|---|---|
| Midplane, 2,5D | Triangles sur la surface moyenne, avec une épaisseur attribuée ; pièces à parois minces. | Épaisseurs et jonctions correctement décrites. Les bords libres ne s’interprètent pas comme ceux d’une peau fermée. |
| Dual Domain | Triangles sur les deux peaux, appariés pour représenter l’épaisseur ; parois minces adaptées à cette hypothèse. | Correspondance réciproque, épaisseur locale, zones non appariées aux nervures et bossages. |
| 3D | Tétraèdres dans le volume ; zones massives, écoulements tridimensionnels ou épaisseurs mal représentées en Dual Domain. | Qualité des tétraèdres et résolution suffisante dans l’épaisseur selon l’analyse ; coût de calcul plus élevé. |
| Éléments 1D | Canaux d’alimentation ou de refroidissement, avec section et propriétés associées selon le modèle. | Diamètre, longueur, connexions et propriétés physiques. |
En Dual Domain, Moldflow associe les éléments des deux peaux opposées et en déduit l’épaisseur locale. Cette représentation permet aussi, pour une étude de remplissage, de faire varier localement l’épaisseur directement dans le modèle de calcul sans devoir reconstruire immédiatement toute la pièce en CAO. C’est très utile pour rechercher un meilleur équilibre des fronts de matière.
Qualité : réparer éléments dégénérés, intersections, superpositions et défauts d’orientation. Contrôler les pires rapports de forme, pas seulement leur moyenne. Finesse : représenter seuil, trous, rayons et transitions d’épaisseur. Réduire la taille d’arête augmente généralement le nombre d’éléments ; cela ne répare pas une mauvaise topologie.
Convergence de maillage : à réglages identiques, comparer un maillage initial puis deux raffinements ciblés. Relever Pmax, temps réel, position des rencontres de fronts et défauts critiques. Fixer une tolérance liée au besoin, puis vérifier que les écarts diminuent et que la décision reste stable. Un pic sur un angle idéal peut rester sensible au maillage : représenter le rayon réel et examiner son voisinage.
Contrôler aussi la qualité. Viser un rapport de forme moyen ≤ 3 et des corrélations Dual Domain > 85 %. Ces indicateurs globaux doivent être complétés par l’examen des éléments les plus déformés, des zones non appariées et des épaisseurs locales. Une bonne moyenne peut masquer un défaut important dans une petite zone.
Avant de penser au nombre d’éléments, il faut se poser trois questions : la géométrie est-elle correctement décrite ? les zones où les résultats varient vite sont-elles assez fines ? et la décision reste-t-elle la même après raffinement ? Les animations ci-dessous permettent de visualiser ces idées sans calcul.
Le but n’est pas encore d’apprendre des commandes Moldflow, mais de se construire des repères visuels. Les notions vues ici seront reprises juste après dans les explications sur les singularités, le Dual Domain et les contrôles pratiques du maillage.
La pièce reste la même, mais la manière de la découper change. Observer surtout le trou, le raccord et la variation de section à droite.
Le trou est décrit par peu d’arêtes et la variation de section n’est représentée que par quelques grands éléments : on repère les tendances, mais pas encore correctement les gradients locaux.
Le réflexe efficace n’est pas de réduire la taille d’arête partout. Comparer un raffinement global à un raffinement local réellement raccordé au maillage de base autour d’une variation géométrique.
Trois situations sont à distinguer : trop grossier, beaucoup d’éléments mais mal formés, et maillage adapté aux gradients locaux.
Même si tout est fermé, la zone sensible n’est représentée que par quelques grands triangles. Le résultat global peut sembler cohérent tout en restant trompeur localement.
Déplacer le point M dans le triangle. La pression affichée est reconstruite à partir des fonctions de forme d’un élément triangulaire linéaire. Cela montre bien qu’à l’intérieur d’un élément, on remplace le champ réel par une approximation polynomiale simple.
Les trois nœuds portent ici des pressions imposées. Le point M hérite d’une valeur interpolée : il ne “voit” pas les détails plus fins que l’élément ne peut pas représenter.
Lorsque les dimensions de l’élément restent du même ordre, une variation locale est mieux suivie et l’erreur d’interpolation reste plus localisée.
Deux fronts contournent ici un trou puis se rejoignent. Le lieu physique de rencontre devrait être dicté par l’écoulement, mais le tracé numérique est reconstruit sur le maillage. Derrière un trou, la ligne apparaît donc en pratique le long des bords des triangles du maillage, à partir du bord aval du trou.
Les directions possibles sont nombreuses et les fronts sont suivis avec une résolution comparable dans plusieurs directions.
En Dual Domain, la pièce est décrite par deux peaux triangulées. Pour chaque triangle d’une peau, Moldflow cherche un triangle correspondant sur la peau opposée afin d’estimer l’épaisseur locale et de calculer correctement l’écoulement à travers la paroi. Cette correspondance est ce qu’on appelle la corrélation.
Cette notion prolonge directement ce qui vient d’être vu sur la qualité des éléments : ici, il ne suffit plus d’avoir de “beaux” triangles, il faut aussi qu’ils représentent correctement les deux faces d’une même paroi.
Basculer entre un cas correctement corrélé et un cas dégradé. On repère alors pourquoi les bords libres, zones non appariées et triangles non corrélés doivent être localisés avant toute interprétation des résultats.
Elle relie les triangles de la peau extérieure à ceux de la peau intérieure afin de reconstruire l’épaisseur locale. Sans vis-à-vis correctement identifié, le calcul de l’écoulement et des échanges à travers la paroi devient moins fiable dans la zone concernée.
Les liaisons entre peaux sont cohérentes, l’épaisseur locale est bien définie et les bords libres ne sont pas détectés.
Un angle vif, un petit rayon ou une transition brusque de section peut concentrer les variations du champ calculé sur une très petite distance. Avec trop peu d’éléments, cette variation est mal décrite : la carte peut paraître régulière alors que le phénomène local ne l’est pas. Il faut donc distinguer la représentation de la géométrie et la finesse nécessaire pour représenter les variations physiques.
| Critère | Cible | Interprétation |
|---|---|---|
| Bords libres | 0 | La cavité doit être fermée. |
| Bords non manifold | 0 | La topologie ne doit pas être ambiguë. |
| Rapport de forme moyen | 3 maximum | Des triangles très étirés font porter une approximation simple sur une grande distance ; ils décrivent moins bien les gradients et peuvent rendre les résultats locaux sensibles à leur orientation. |
| Éléments non orientés | 0 | Les normales doivent être cohérentes. |
| Corrélations Dual Domain | Supérieures à 85 % | Une valeur plus élevée améliore la correspondance entre les faces ; il faut aussi localiser les triangles non corrélés et comprendre pourquoi ils apparaissent. |
Ces questions servent à faire la synthèse de l’étape. L’idée est de choisir le bon réflexe de maillage, pas de retenir un chiffre.
1. Un maillage comporte beaucoup d’éléments, mais plusieurs triangles très étirés dans une zone de variation géométrique. Que faut-il conclure ?
2. Après raffinement, la position d’une ligne de soudure se déplace nettement. Que signifie surtout cette observation ?
3. Les statistiques indiquent 0 bord libre, 0 élément non orienté et des corrélations correctes. Peut-on conclure que le maillage est forcément assez fin partout ?
4. Où faut-il raffiner en priorité lors d’un premier ajustement ?
5. Sur un angle parfaitement vif, une valeur locale augmente encore quand on raffine. Quel est le bon réflexe ?
6. Pourquoi un triangle très long et étroit est-il gênant dans une zone où la pression ou la température varie rapidement ?
7. Une ligne de soudure change nettement de trajectoire lorsque l’on raffine et régularise les triangles autour d’un trou. Quelle conclusion est la plus prudente ?
| Maillage / nombre d’éléments | Défauts / rapport de forme | Corrélations DD (%) ou qualité 3D | Zone raffinée / épaisseur (mm) | Pmax (MPa) / temps réel (s) | Écart observé / décision |
|---|---|---|---|---|---|
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La viscosité, le retrait, la solidification et la pression dépendent directement de la fiche matière.
Consigner le fabricant, le grade, le taux de charge, la version de la fiche et les données disponibles : viscosité, PVT, propriétés thermiques et, si nécessaire, retrait et fibres. Une matière de substitution permet d’explorer des tendances ; elle ne valide pas les valeurs absolues de pression ou de gauchissement.
Température matière : utiliser la température du polymère à l’entrée du modèle. Les consignes des zones de chauffe ne sont pas une mesure directe de cette température, car le cisaillement et le temps de séjour interviennent. Température moule : distinguer la paroi de l’empreinte du fluide du thermorégulateur. Avec une analyse thermique, renseigner circuits, débits, fluide, moule et cycle au lieu de supposer une paroi uniforme.
Choisir la séquence selon la question : Fill pour le front et les pertes de charge ; Fill+Pack pour le maintien et le retrait ; une séquence incluant Cool pour les échanges thermiques ; Warp pour les déformations avec les données nécessaires. Les menus et résultats disponibles varient selon la version et la licence.
Pour une application réelle, utiliser le grade exact, bien qualifié. Au sein d’une même famille, les grades peuvent varier fortement : viscosité, charges et renforts, comportement thermique, retrait et conditions de transformation. Une matière « moyenne » ne représente donc pas nécessairement le polymère réellement injecté. Sélectionner la référence commerciale exacte et vérifier que sa fiche de caractérisation contient des données fiables et adaptées aux analyses prévues : rhéologie, PVT, propriétés thermiques et, selon le cas, retrait et orientation des fibres. Si ces données manquent, les résultats restent exploratoires.
| Grandeur | Dans Moldflow | Correspondance sur une presse réelle |
|---|---|---|
| Température matière | Température du polymère fondu à l’entrée | Température matière réelle ; les consignes fourreau/buse ne sont qu’un moyen de réglage |
| Température moule | Condition limite thermique | Température de paroi ; à distinguer de la consigne du thermorégulateur |
| Viscosité | Courbes rhéologiques de la base | Effet réel de la matière, de la température et du cisaillement |
| PVT et retrait | Compactage, retrait et gauchissement | Masse, dimensions, retassures et déformations mesurées |
L’emplacement du point d’injection et les dimensions de l’alimentation commandent la progression du front, les pertes de charge et la position des défauts.
Localiser le défaut, regarder quand il apparaît et formuler une cause vérifiable. Conserver la même échelle de couleur et le même instant pour comparer deux études. Les cartes de défauts signalent un risque ; elles ne prouvent pas à elles seules la tenue mécanique ni l’aspect final.
| Observation | Cause possible et résultat à regarder | Modification à essayer, puis contrôle |
|---|---|---|
| Pièce incomplète / hésitation | Zone mince qui gèle, débit limité, alimentation déséquilibrée ou air bloqué. Animer temps de remplissage, température du front, pression et débit réel. | Vérifier d’abord limite machine et évents ; tester profil ou temps de remplissage, puis seuil/épaisseur si nécessaire. Contrôler échauffement et cisaillement après accélération. |
| Ligne de soudure | Deux fronts se rencontrent après un obstacle ou depuis plusieurs seuils. Examiner emplacement, température des fronts et conditions de rencontre. | Déplacer le seuil pour éloigner la rencontre d’une zone sollicitée ; essayer températures et vitesse dans la plage matière. La simulation localise le risque ; la tenue mécanique et l’aspect final relèvent d’une validation expérimentale. |
| Air emprisonné / brûlure | Le front enferme une poche sans issue. L’air et les gaz comprimés peuvent s’échauffer fortement. Examiner fins de remplissage et accès à un évent. | Prévoir une évacuation réalisable, rééquilibrer les fronts ou ajuster la vitesse en fin de parcours. Une carte d’air ne modélise pas nécessairement l’efficacité réelle des évents. |
| Retassure / vide interne | Le cœur d’une zone épaisse se rétracte sans apport suffisant. La peau s’affaisse ou un vide interne se forme. Examiner retrait volumique, pression locale, gel de l’alimentation. | Tester pression/durée de maintien tant que la zone est alimentée. Si le chemin est gelé, revoir seuil, surépaisseur ou thermique. Surveiller bavures et contraintes. |
| Bavure / surcompactage | Pression excessive, commutation tardive, fermeture insuffisante ou défaut du plan de joint. Examiner P(t), force de fermeture et retrait près du seuil. | Tester commutation plus précoce ou maintien réduit après diagnostic. L’étanchéité réelle du plan de joint n’est pas déduite de cette simulation. |
| Gauchissement | Retraits différents selon zones et directions : thermique, compactage, orientation moléculaire ou fibres. Examiner retrait, températures et composantes Warp disponibles. | Équilibrer refroidissement et alimentation, puis tester maintien ou géométrie. Comparer aux mêmes appuis et au même état de conditionnement ; vérifier l’amplification visuelle de la déformée. |
| Jet libre / traces d’écoulement | Le jet issu du seuil ne s’appuie pas immédiatement sur une paroi, ou le front avance irrégulièrement. Examiner géométrie du seuil et début du remplissage. | Tester un départ moins rapide ou un seuil dirigé contre une paroi. Vérifier que l’analyse choisie représente le phénomène ; l’absence d’indicateur ne garantit pas l’absence du défaut. |
| Stries / dégradation matière | Humidité, gaz, séjour excessif ou échauffement par cisaillement. Comparer conditions de préparation matière et limites fournisseur. | Contrôler température et cisaillement calculés. Sur une presse réelle, le séchage, la purge et le temps de séjour influencent aussi la dégradation, que ces résultats ne décrivent pas entièrement. |
Un point d’injection seul ne représente pas toute la buse, les canaux et le seuil réel. Pour comparer la pression à la presse ou étudier le gel du seuil, modéliser les parties nécessaires et préciser l’endroit où commence le calcul. Inclure les empreintes et leur équilibrage si elles partagent l’alimentation.
Les formules proposent des dimensions initiales pour le seuil, les canaux et la carotte. Vérifier ensuite dans Moldflow la pression, le cisaillement et le remplissage.
Les dimensions sont calculées à partir des données de la pièce et restent ajustables.
Ces grandeurs sont fixées par le cahier des charges ou la géométrie de la pièce ; elles ne sont pas déduites du réseau d’alimentation.
La masse transportée par un seuil est d’abord la masse d’une pièce. Choisir une corrélation, puis retenir une géométrie qui restera modifiable.
On décrit ici un niveau symétrique du réseau : plusieurs canaux identiques partent de la carotte. La masse transportée par un canal est calculée à partir du nombre de pièces situées en aval, mais elle peut être corrigée manuellement.
La masse des pièces, des seuils et des canaux est maintenant connue. Le calcul transforme automatiquement cette masse en volume injecté avant d’appliquer Delorme ou Menges.
Utiliser les unités indiquées. Les dimensions obtenues sont des valeurs de départ à vérifier dans la simulation.
W : masse alimentée par le seuil, en g. Cmat : 0 pour PEHD/PEBD/PP/PS ; 0,4 pour ABS/SAN/PA/POM ; 0,7 pour PC/PMMA/PBT. Domaine du support : W < 500 g.
A : surface développée totale de la pièce (mm²). N : facteur matière. C : facteur dépendant de l’épaisseur. Valeurs de C utilisées : 0,178 (0,75 mm), 0,206 (1 mm), 0,230 (1,25 mm), 0,242 (1,5 mm), 0,272 (1,75 mm), 0,294 (2 mm).
e : épaisseur moyenne de la pièce (mm), A : surface de la pièce (mm²). Coefficient n : PE/PS 0,6 ; PP/POM/PC 0,7 ; PA/PMMA 0,8 ; PVC 0,9.
Le calculateur utilise directement ces deux relations pour proposer l’épaisseur et la largeur du seuil.
W : masse réellement transportée par le tronçon (g), L : longueur du canal (mm). Le calculateur emploie la masse située en aval du tronçon, et non automatiquement la masse totale de la moulée.
La littérature consultée présente cette relation comme un guide pour des pièces jusqu’à environ 200 g et des parois jusqu’à environ 3 mm. Le résultat reste à confronter aux pertes de charge et au cisaillement dans Moldflow.
Ep : épaisseur moyenne (mm), Lc : longueur du canal (mm). exp(x) désigne la fonction exponentielle.
Pour PPO/PMMA, le support ajoute +2 mm à la première expression ; pour PC/CA/PUR, +0,5 mm. Ces variantes sont conservées dans le calculateur.
K utilisé : PS 1 ; ABS 1 ; PVC plastifié 0,9 ; acétate de cellulose 0,9 ; PMMA 0,85 ; PA66 2. Pour un polymère sans valeur tabulée, le calculateur propose K par interpolation à partir du MFI ; la valeur reste modifiable.
Dans l’outil : V en mm³, v en mm/s et t en s donnent d en mm. v est la vitesse moyenne de matière dans la carotte ; ce n’est pas directement la vitesse d’avance de la vis.
La forme historique retrouvée utilise 0,78 ≈ π/4. La relation est donc cohérente avec la conservation du débit, sous réserve d’utiliser les unités et la vitesse correspondantes.
ρ est en g/cm³ et V en mm³. Le facteur 1000 vient de 1 cm³ = 1000 mm³. Dans l’outil, ρ est préremplie par une valeur typique du polymère, mais reste modifiable pour utiliser la donnée du grade exact.
Ces équations ne sont pas des corrélations : elles servent seulement à transmettre à l’étape amont la quantité de matière correspondant à la géométrie retenue à l’étape aval.
Lorsque la position du seuil est choisie, remplacer le simple point d’injection par l’alimentation nécessaire à l’étude. Moldflow permet de tracer les poutres manuellement ou d’utiliser l’assistant. L’assistant est rapide pour une alimentation standard ; une géométrie plus complexe devra être construite ou reprise manuellement.
Rencontre de deux fronts, avec un risque esthétique et mécanique.
Air emprisonné pouvant gêner le remplissage ou provoquer une brûlure.
Indique des pertes de charge importantes dans la buse, les canaux, le seuil ou la pièce.
Une ligne de soudure critique traverse une zone fortement sollicitée. Quelle action tester en premier ?
| Essai / position et taille du seuil | Temps réel (s) / Pmax (MPa) | Soudure : zone et T front (°C) | Air : zone / évent possible | Autre défaut / faisabilité moule | Décision / modification suivante |
|---|---|---|---|---|---|
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Construire un profil de vitesse régulier puis rechercher le temps qui minimise la pression.
Créer une référence avec matière, températures, maillage, seuil, limite de pression et commutation documentés. Saisir le temps nominal et les points du profil avec leurs axes et unités exacts : débit absolu, débit relatif, vitesse ou position ne sont pas interchangeables. Un pourcentage de débit n’est pas un pourcentage de course.
| Profil / palier | Volume injecté (%) | Débit relatif (%) ou absolu (cm³/s) | Effet attendu sur le front |
|---|---|---|---|
| Essai / temps nominal (s) | Temps réel (s) | Pmax au point injection (MPa) | P à V/P au même point (MPa) | T front (°C) / cisaillement (s⁻¹) | Défauts / décision |
|---|---|---|---|---|---|
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Comprendre la correspondance entre le débit simulé, la vitesse de vis et les positions des paliers sur une machine réelle.
Exemple géométrique : une vis de 40 mm a une section d’environ 1 257 mm². À 50 mm/s, son débit théorique est de 62,8 cm³/s. Déplacer 10 cm³ demande environ 8 mm de course. Sur une presse réelle, la compressibilité, le clapet et les pertes peuvent modifier cette correspondance théorique.
Pour convertir les paliers de volume en positions, définir l’origine et le sens de déplacement, le volume total considéré (pièce et alimentation), la position de départ et le matelas. Le pourcentage de remplissage de l’empreinte ne se transpose pas directement en pourcentage de course de dosage.
Dans les données de la machine utilisées pour la simulation, distinguer pression hydraulique et pression spécifique matière. Appliquer le rapport d’intensification uniquement si la conversion est nécessaire. Comparer les résultats calculés aux capacités renseignées : débit, pression, volume injectable et force de fermeture. La force d’ouverture dépend de la pression dans l’empreinte intégrée sur sa surface projetée, pas simplement du maximum à la buse.
Passer du pilotage en vitesse au pilotage en pression juste avant la fin du remplissage.
À profil et températures constants, faire varier le pourcentage par petits pas et relever l’instant de commutation, le temps de remplissage complet, le pic de pression et les zones encore non remplies au transfert. Un calcul limité par la pression peut déclencher un autre critère avant le pourcentage prévu : lire le journal et le mode réellement appliqué.
Le coude temps réel / pourcentage aide à choisir, mais vérifier aussi la continuité de P(t), l’absence de surpression excessive et l’achèvement du remplissage. 98 ou 99 % sont des points de départ usuels à adapter au modèle et au pilotage. Une zone grisée à l’instant de commutation peut encore se remplir pendant la phase pression.
| Réglage | Effet | Risque |
|---|---|---|
| Trop tard | La vitesse est maintenue presque jusqu’en butée volumique. | Pic de pression, surcompactage local, ouverture du moule. |
| Correct | La fin du remplissage devient progressive. | Risque maîtrisé si le matelas et le seuil sont corrects. |
| Trop tôt | La phase pression termine une grande part du remplissage. | Gel prématuré, temps long, pièce incomplète. |
Quel point retenir sur la courbe temps réel / commutation ?
| Essai / V/P demandé (%) | Instant V/P réel (s) | Temps complet réel (s) | Pmax / P à V/P (MPa) | Pic / zone non remplie / critère réel | Décision / prochain % à tester |
|---|---|---|---|---|---|
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Compenser le retrait volumique pendant le refroidissement, sans surcompacter la pièce, tant que le chemin d’alimentation transmet encore la pression.
À la fin du remplissage, l’empreinte contient encore un polymère chaud et compressible. En refroidissant, sa densité augmente et son volume spécifique diminue. Si aucune matière supplémentaire n’entre alors que le chemin d’alimentation est encore ouvert, cette contraction se traduit par du retrait, des retassures ou des vides internes. Le rôle du maintien est donc d’introduire progressivement de la masse supplémentaire pendant que le polymère se contracte.
La matière est encore très chaude et mobile. Une pression suffisamment élevée permet de finir le compactage et de transmettre de la matière jusque dans les zones encore alimentées.
Le volume spécifique diminue. Le débit d’appoint devient progressivement plus faible et la pression utile peut généralement décroître ; conserver inutilement une pression élevée peut surcompacter les zones proches de l’alimentation.
La cavité est isolée de la presse. Continuer à maintenir la pression côté machine n’ajoute plus de matière dans la pièce : le reste du cycle est alors essentiellement du refroidissement.
Les courbes ci-dessous sont illustratives : elles donnent des ordres de grandeur et montrent la forme des phénomènes. Pour une étude réelle, il faut utiliser le PVT du grade matière choisi dans Moldflow.
Le remplissage est presque terminé ; le pilotage passe à la pression.
La matière est encore chaude et compressible.
Compenser la diminution de volume spécifique pendant le refroidissement.
Pour un amorphe, le passage vitreux modifie surtout la pente du PVT sans cristallisation.
La pression de la presse ne peut plus corriger le retrait de la cavité.
Le passage de l’état fondu à l’état vitreux se fait autour de la température de transition vitreuse Tg. Sur le PVT, le volume spécifique évolue de manière relativement continue avec un changement de pente autour de Tg. Il n’y a pas de cristallisation : la contraction est principalement liée au refroidissement et à la décompression.
En refroidissant, une partie des chaînes s’organise en zones cristallines. Au voisinage de la température de cristallisation Tc, cette organisation produit une contraction supplémentaire : le PVT présente une forte courbure de la branche basse liée à la cristallisation, puis une rupture nette de pente avec la branche haute. Le retrait est donc généralement plus important et dépend fortement de la vitesse de refroidissement et du degré de cristallinité.
Le diagramme PVT ne donne pas directement une consigne de pression unique, mais il permet de comprendre où il est utile de conserver de la capacité de compactage. Plus la contraction volumique est importante pendant que le seuil reste ouvert, plus il faut éviter de faire chuter trop tôt la pression transmise à la cavité. Cela ne signifie pas qu’il faut maintenir une pression maximale plus longtemps : le but reste d’obtenir un retrait aussi homogène que possible sans surcompactage.
| Comportement matière | Ce qui se passe au refroidissement | Profil de maintien intéressant à tester | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Amorphe | Contraction relativement progressive, sans contraction de cristallisation. | Décroissance continue assez régulière après le compactage initial. On peut souvent relâcher progressivement la pression à mesure que le débit d’appoint diminue. | Ne pas relâcher trop tôt : risque de retassure ou de retour matière si le seuil est encore ouvert. |
| Semi-cristallin, cristallisation limitée refroidissement rapide, zones minces | La contraction de cristallisation existe mais reste plus limitée avant solidification. | Rampe décroissante, éventuellement proche de celle d’un amorphe, à confirmer par le retrait volumique et la pression cavité. | Une partie de la cristallisation peut se produire après que l’alimentation devient inefficace : la pression machine ne peut alors plus compenser ce retrait. |
| Semi-cristallin, cristallisation plus marquée refroidissement plus lent, moule plus chaud, zones épaisses | Rupture PVT au début de la cristallisation, puis contraction plus importante sur la branche semi-cristalline. | Relâcher plus lentement la pression pendant cette zone, puis accélérer la décroissance une fois la contraction principale passée, si le seuil transmet encore la pression. | Éviter de compenser par une pression excessive près du seuil : surveiller surcompactage et hétérogénéité du retrait. |
| Famille / cas | Quand placer les changements de niveau ? | Repère de température | Consigne pratique |
|---|---|---|---|
| Amorphe | Les changements ne sont pas dictés par une rupture PVT. Les paliers éventuels se placent surtout en fonction de la baisse du besoin d’alimentation et de la transmission de pression. | Pas de Tc. Surveiller surtout l’approche de Tg et le gel du seuil. | Préférer une rampe régulière. Si la presse impose des paliers, utiliser 2 à 3 niveaux pour approximer cette décroissance continue. |
| Semi-cristallin repère PVT illustratif | Palier 1 : jusqu’à l’approche de la cristallisation. Palier 2 : pendant la traversée de la zone de cristallisation. Palier 3 : après cette zone, jusqu’au gel du seuil si l’alimentation reste utile. | Dans ce schéma illustratif : Tc(P) ≈ 145 + 0,30·P avec P en MPa. Donc à titre d’exemple : 100 MPa → ≈ 175 °C ; 80 MPa → ≈ 169 °C ; 60 MPa → ≈ 163 °C ; 40 MPa → ≈ 157 °C ; 20 MPa → ≈ 151 °C. On peut donc placer un changement de niveau un peu avant la zone de cristallisation, puis un autre après sa traversée. | Commencer haut pour le compactage, puis garder une pression qui décroît plus lentement lorsque la température locale traverse environ Tc(P)+10 °C à Tc(P)-10 °C. Une fois cette zone passée, relâcher davantage. Si on utilise des paliers, ils doivent approximer cette logique. |
Elle peut continuer à comprimer les zones encore chaudes et bien alimentées alors que le besoin d’appoint diminue. Cela favorise surcompactage, bavures, contraintes résiduelles et gradients de retrait, surtout près du seuil.
Une pression plus forte au début assure le compactage, puis elle peut être relâchée continuellement pendant le refroidissement. Les paliers ne sont qu’une manière pratique d’approcher cette décroissance lorsque le réglage de la presse ou le profil choisi est discret.
| Moment | État physique | Logique du maintien | Ce qu’il faut surveiller |
|---|---|---|---|
| Début de maintien | Matière chaude, cœur très mobile | Pression assez forte pour finir le compactage et alimenter les zones en retrait | Pression cavité, force de fermeture, bavures |
| Refroidissement en cours | Peau solide qui épaissit, cœur encore chaud | Réduire progressivement la pression si le PVT et les résultats montrent que le même compactage n’est plus nécessaire | Retrait volumique, masse, pression loin du seuil, contraintes |
| Approche du gel | Débit d’appoint très faible | Terminer la rampe à faible pression ; des paliers peuvent seulement servir à l’approximer. Vérifier que la pièce ne se vide pas vers l’alimentation. | Débit au seuil, pression cavité, fraction solide |
| Après gel | Empreinte isolée | La pression de maintien n’a plus d’effet sur la masse de la pièce | Refroidissement et température d’éjection |
À commutation fixée, tester d’abord le niveau de pression de maintien en contrôlant retrait, masse calculée si disponible, pression loin du seuil, force de fermeture et contraintes. Identifier si le profil est en MPa ou en pourcentage de la pression à la commutation. Une pression initiale de 80 % de la pression à la commutation reste un point de départ, pas une valeur cible universelle.
Une fois ce premier niveau établi, tester une décroissance continue de la pression. Le principe physique est de relâcher progressivement la pression à mesure que le besoin d’apport de matière diminue. Si la presse ou le profil de simulation est réglé par points, cette rampe peut être approchée par plusieurs points ou paliers : les paliers sont un moyen de réglage, pas une nécessité physique.
Pour un amorphe, commencer par une décroissance assez régulière. Pour un semi-cristallin, comparer une décroissance régulière à une rampe qui reste plus haute pendant la zone de cristallisation puis chute plus rapidement ensuite. Si l’on préfère des paliers, les placer en se repérant à la température locale : un premier niveau élevé jusqu’à l’approche de Tc(P), un niveau intermédiaire pendant la traversée de la zone de cristallisation, puis un niveau plus bas ensuite. Le critère n’est pas la forme de la courbe elle-même, mais l’homogénéité du retrait, la pression transmise, l’absence de surcompactage et la stabilité de la masse.
Déterminer ensuite la durée à partir du gel du seuil, avec une marge de 10 %. Le maintien cesse d’être efficace lorsqu’un élément du chemin d’alimentation isole la pièce (seuil ou carotte, selon le moule). Un point d’injection sans seuil modélisé ne permet pas de valider le gel du seuil réel. Le résultat « fraction de gaine solide » et son interprétation dépendent du type de maillage et du solveur.
Après modification du profil, relancer le calcul : le gel lui-même peut évoluer. La durée de maintien est déterminée à partir des résultats de simulation : gel du chemin d’alimentation, évolution de la pression, retrait volumique, retassures et, si le résultat est disponible, masse calculée de la moulée.
| Profil / palier | Temps depuis V/P (s) | Pression (MPa ou %) | Référence du % / effet attendu |
|---|---|---|---|
| Essai / pression de maintien | Instant V/P / gel depuis injection (s) | Durée de maintien depuis V/P (s) | Masse calculée (g, si disponible) | Retrait (%) / retassures / bavures | Décision / prochaine modification |
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Comprendre les échanges thermiques, concevoir la régulation, puis vérifier dans Moldflow que le refroidissement est homogène et compatible avec le temps de cycle.
Une température de moule imposée est une condition limite utile pour une première analyse, mais elle ne décrit ni les canaux, ni l'échauffement du fluide, ni la diffusion de la chaleur dans l'outillage. Ajouter les circuits puis le volume du moule fait apparaître progressivement les phénomènes qui fixent réellement les températures locales et le temps d'éjection.
Le solveur ne produit pas une température « par magie » : il résout un bilan d'énergie. À l'échelle du moule, une écriture simplifiée permet de relier son inertie thermique aux flux qu'il reçoit ou qu'il évacue :
ρ est la masse volumique du moule, Cp sa chaleur spécifique et V son volume. Le produit ρ·Cp·V traduit donc la quantité d'énergie nécessaire pour faire varier sa température. Un moule massif ou de forte capacité thermique évolue plus lentement qu'un petit volume soumis au même flux.
Au niveau d'un canal, l'échange avec le fluide est gouverné par la convection. Pour éviter une ambiguïté d'unité, on distinguera ici le flux surfacique q'' et la puissance échangée Φ :
Le coefficient h n'est donc pas une constante arbitraire : il dépend du fluide, du diamètre hydraulique et du régime d'écoulement. On le relie au nombre de Nusselt par :
où k est la conductivité thermique du fluide et Dh le diamètre hydraulique. La géométrie du circuit et son écoulement déterminent donc directement la capacité à extraire la chaleur.
| Propriété | Acier | Alliage d'aluminium | Eau | Huile |
|---|---|---|---|---|
| ρ (kg/m³) | 7800 | 2700 | 1000 | 980 |
| Cp (J/kg/K) | 480 | 980 | 4185 | 1800 |
| k (W/m/K) | 45 | 200 | 0,6 | 0,2 |
| μ (Pa·s) | — | — | 0,001 | 0,1 |
La géométrie des canaux détermine où la chaleur peut être captée. Un circuit très performant hydrauliquement mais placé trop loin d'une zone épaisse restera peu efficace sur cette zone.
Augmenter D modifie à la fois la surface d'échange, la vitesse pour un débit donné, le Reynolds et les pertes de charge. Le diamètre ne peut donc pas être choisi sur un seul critère.
Trop loin, le canal agit peu sur la zone chaude ; trop près, les gradients locaux deviennent importants et la construction du moule peut devenir délicate.
Un espacement trop grand laisse des zones chaudes entre deux canaux ; un espacement très faible augmente le nombre de perçages sans garantie d'un meilleur compromis global.
Pour contourner des noyaux ou refroidir des zones profondes, on peut rencontrer des dispositifs particuliers. Le puits à lame et la fontaine redistribuent localement l'écoulement et se rapprochent respectivement, dans leur fonctionnement, d'une circulation en série et d'une circulation en parallèle.
Le réglage « débit » ou « Reynolds » dans Moldflow correspond à un phénomène physique identifiable. Pour un canal circulaire, le nombre de Reynolds compare les effets d'inertie aux effets visqueux :
Lorsque Re est faible, les couches de fluide se mélangent peu : l'échange thermique à la paroi est limité. Quand l'écoulement devient turbulent, le brassage augmente et le coefficient d'échange peut croître fortement. Dans le cadre simplifié utilisé ici :
Avec D = 10 mm et V = 1 m/s, en utilisant les propriétés du tableau : Reeau ≈ 10 000 alors que Rehuile ≈ 98. Avec les corrélations précédentes, on obtient dans cet exemple théorique environ heau ≈ 4,2 kW/m²/K contre hhuile ≈ 73 W/m²/K. Ce calcul n'est pas une valeur universelle : les propriétés réelles évoluent avec la température, mais il montre pourquoi le choix du fluide et son régime d'écoulement changent fortement l'échange.
L’augmentation de la vitesse accroît les pertes de charge. Pour une conduite droite, la relation de Darcy–Weisbach s’écrit :
Pour éviter de confondre deux grandeurs différentes, on note ici f le coefficient de frottement et k la conductivité thermique. En turbulent, le coefficient de frottement dépend aussi du Reynolds et de la rugosité. Le compromis de conception devient clair : augmenter le débit peut améliorer l'échange, mais exige davantage de pression de pompage.
Une macro est un petit programme qui demande à Moldflow d'enchaîner automatiquement des opérations que l'on pourrait réaliser manuellement. Elle est surtout utile lorsqu'une opération est répétitive, comporte beaucoup d'entités à créer ou doit être reproduite avec des paramètres différents.
Une macro peut créer ou modifier des entités du modèle, affecter des propriétés, sélectionner des objets, modifier des paramètres ou déclencher certaines commandes. Elle évite de refaire manuellement la même succession d'opérations.
Le script peut calculer des coordonnées à partir de quelques dimensions puis créer automatiquement une série de points, lignes ou autres entités. C'est le principe utilisé ci-dessous pour générer l'hélice.
Deux utilisateurs qui exécutent le même script avec les mêmes paramètres obtiennent la même construction. Cela limite les erreurs de saisie et facilite les variantes d'une étude.
.vbs contient les instructions à exécuter. Le script communique avec Moldflow par ses objets d'automatisation : il peut ainsi accéder à l'étude active, au modeleur, aux propriétés et au visualiseur.| Action | Manuellement | Avec une macro |
|---|---|---|
| Créer 150 segments formant une hélice | Calculer puis créer chaque segment un à un serait très long. | Une boucle calcule successivement les coordonnées et crée tous les segments. |
| Changer le diamètre ou le nombre de tours | Il faudrait reconstruire une grande partie de la géométrie. | On modifie quelques paramètres puis on régénère le script. |
| Affecter une même propriété à de nombreuses entités | Sélections et affectations répétées. | Le script peut affecter la propriété au moment même où chaque entité est créée. |
.vbs modifie l'étude active. Il faut donc vérifier l'étude ouverte, les unités et les paramètres avant de l'exécuter. Une macro n'est pas « intelligente » : elle exécute les instructions prévues, même si la géométrie obtenue n'est pas adaptée à la pièce.Il existe donc deux niveaux à distinguer : le générateur HTML ci-dessous calcule les paramètres et écrit le fichier VBS ; la macro VBS, elle, est exécutée ensuite dans Moldflow et crée effectivement les entités dans l'étude.
Pour une zone cylindrique, conique ou difficile à refroidir par des perçages rectilignes, une hélice permet d'approcher le canal de la surface à refroidir. L'outil ci-dessous construit la ligne moyenne du canal autour de l'axe Z, puis génère un script VBScript que Moldflow peut exécuter. Le tracé est créé à l'origine : il est ensuite translatable et orientable dans l'étude.
Si les diamètres de départ et d'arrivée sont identiques, on obtient une hélice cylindrique. S'ils diffèrent, le rayon évolue linéairement avec la hauteur : le canal suit une hélice conique. La macro discrétise cette courbe en segments droits suffisamment courts pour former ensuite des éléments poutres de circuit de refroidissement.
Toutes les dimensions sont en millimètres. Le centre de l'hélice est placé en (0 ; 0 ; 0) et son axe est Z.
commands du projet. Ouvrir ensuite Affichage → Fenêtres → Interface utilisateur → Ligne de commande, saisir le nom du script sans l'extension .vbs, puis lancer la commande.Les manipulations suivantes ne sont plus une succession de réglages isolés : chacune correspond à une grandeur du modèle physique décrit ci-dessus.
| Grandeur à observer | Ce qu'elle traduit physiquement | Question à se poser |
|---|---|---|
| Reynolds / débit | Régime d'écoulement et niveau de convection dans le canal | Le fluide circule-t-il assez vite pour obtenir un échange efficace sans pertes de charge excessives ? |
| Température fluide entrée → sortie | Énergie absorbée par le fluide et répartition entre branches | Une branche reçoit-elle un fluide déjà trop réchauffé ? |
| Température du moule | Résultat du bilan entre apport de la pièce, conduction et refroidissement | Existe-t-il une zone chaude persistante ou un fort déséquilibre entre faces ? |
| Temps / température d'éjection | Capacité de la pièce à atteindre un état suffisamment rigide | Quelle zone impose réellement la durée de refroidissement ? |
| Retrait / gauchissement | Conséquences du refroidissement et de son hétérogénéité | Le gain de temps dégrade-t-il la qualité dimensionnelle ? |
Renseigner une ligne par variante. Conserver les mêmes conditions de comparaison et relever les grandeurs qui permettent d'expliquer physiquement les différences observées.
| Essai / architecture du circuit | Fluide / T entrée / débit | Reynolds / régime / ΔP si disponible | T moule max / écart thermique | Temps d'éjection / zone critique | Décision / modification suivante |
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